FDD Night

Fier d'être développeur Le 07/10/2014, il y a eut un événement de l’association Fier d’Être Développeur : FDD Night le 7 octobre à 18h15.
J’y était, en voici un petit retour.

Mais avant, deux choses à noter : j’ai commencé le billet durant l’événement, même s’il y a références/relecture/reformulation (du genre pour faire des phrases, c’est bien les phrases), ça reste du « à chaud ». Ensuite, l’application WordPress sur WP8 m’a lâchement lâchée après 335 mots. Après, je ne pouvais plus scroller pour afficher le reste. #tristesse #déception #désappointement comme on dit.

 

The Arrival

 

L’événement se déroule à l’école 42, 96 Boulevard Bessières 75017 Paris. Ça fait un peu gros pavé gris, pas trop ostentatoire, pas de gros logo qui pète. Par contre, on sait rapidement qu’on est dedans : le paillasson affiche un magnifique 42🙂
A droite, la réception, à gauche, après l’escalier, tout au fond : un petit amphi avec des espèces de poufs de couleurs (pas de chaises). L’endroit à l’air assez chaleureux et sympa, pour une première fois que j’y viens, mais pas trop le temps de visiter.

A 18h15, une trentaine de personnes présentes, quelques discussions éparses. Pour la parité, on va pouvoir repasser, cependant… J’y reviendrais plus loin.
A 18h30, ça commence, il y a, à vu de nez, une quarantaine de personnes qui vont être complétées par d’autres qui arrivent en cours de route.
Nicolas Sadirac nous fait un bref discours de bienvenue (il est en retard🙂 ).

 

Table Ronde

 

(ou pas, c’était des chaises en vague arc de cercle devant les gens assis sur des poufs formant un vague arc de cercle. Remboursé !!!)

 

Intervenants

Après un petit discours d’introduction et de présentation de l’organisation de la soirée, on rentre dans le vif du sujet avec la table ronde.
A droite à gauche :

Du beau monde, quoi.
Le tout animé par Jean Rognetta, comme la dernière fois.

 

Contenu

La première question tourne autour du développeur à l’heure du Cloud.
La réponse a un peu dérivée au fil des pensées sur ce qu’est le développeur, le bon développeur (mais y a pas eu le mauvais développeur, je suis déçu :p).
Aujourd’hui, nous sommes de plus en plus connectés, que ce soit les développeurs, mais aussi tout le reste de la population en général. Les applicatifs, grâce à cette inter-connexion, ne concerne plus seulement quelques barbus dans leurs caves (*clin d’œil appuyé*). Le matériel a également beaucoup évolué, autant en performance qu’en termes de devices. Chacun peu en avoir plusieurs et donc multiplier ses expériences.
Cette inter-connexion, elle est valable pour les individus, mais aussi pour les différents applicatifs et Systèmes d’Informations.
On est dans un monde qui est connecté 24/7.
Ainsi, même s’ils développent seuls, les développeurs sont inclus dans quelque chose de plus grand (que ce soit le SI, pour communiquer avec le métier dans une démarche agile ou dans les projets Open Source).
Les développeurs ont donc évolués (accessoirement, ils peuvent aussi devenir riches, ou pas !).

Le Cloud apporte aussi de nouveaux modèles économiques et techniques.
Ainsi, quelque soit le Cloud (IaaS et autres), les « clients » du Cloud ne se soucient plus de l’infrastructure. C’est à dire qu’ils n’ont plus à acheter les baies, serveurs, customiser le tout, câbler le bordel et être là à 2 heures du mat’ quand y a un élément qui merde. Donc, le Cloud est un formidable accélérateur : il permet de monter rapidement à l’essentiel, c’est à dire de mettre à disposition ce qui va être réellement une valeur ajoutée pour les startup ou autres structures. Il est donc plus facile qu’avant de se lancer et d’avoir un publique large.
Il est également plus simple d’attaquer les gros qui font du standard et/ou des usines à gaz pour adresser un marché plus restreint en étant plus spécialisé (et donc offrir de la valeur ajoutée plus importante que les GAFA). Y compris en s’appuyant sur les solutions (potentiellement Open Source) de ces mêmes acteurs.

Mais d’un autre côté, dans le cas où ça merde ?
Exemples Azure qui plante, le Cloud d’Amazon qui a une faille de sécurité…
Il y a aussi et toujours des problèmes basiques de performances (une appli codé comme un goret, même dans le Cloud, ça reste une appli codé comme un goret), de monitoring, fail over…
Le Cloud apporte aussi d’autres problèmes : que mettre dedans ? où sont situées les données (sous quelle législation) ?
Donc, il faut d’abord passer par des questions basiques : est-ce que ces données sont stratégiques ? est-ce que je peux me permettre de perdre la main sur cette partie de SI, sur mon cœur de métier ?

Le métier de développeur évolue en fonction de tout ça. A ça, on peut ajouter le Big Data et toutes les industries se transforment peu à peu.
Ainsi, il y aura besoin de développeurs très spécialisé (ex: Data Scientists, spécialistes UI/UX…), mais il y aura toujours besoin de développeurs « de base ». C’est à dire des gens dont le rôle est de faire la passerelle entre les spécialistes (avoir une vision d’ensemble, intégrer et gérer l’intégration), mais aussi à faire du code.
Et dans la fonction de développeur, il y a du « noble » (créer depuis zéro, faire du code beau, avec des patterns…) et du moins « noble » (TMA, débug…).
L’important, ce n’est donc plus la fonction, mais l’équipe : d’avoir les bonnes personnes aux bons endroits aux bons moments.

Concernant le code, il devient à la fois plus simple et plus complexe.
Plus simple du fait des Framework, de l’Open Source avec ces solutions toutes prêtes (là, y a du bons et du moins bons, il faut savoir chercher pour trouver les perles).
Mais aussi plus complexes du fait des algorithmes, de ce qui doit être fait. Mais là-dessus (et c’est aussi mon sentiment), on a tendance à vouloir trop faire compliqué, de trop beaux algorithmes, du code « trop » beau et oubliant le pragmatisme de base (principe KISS).
Il y a eu un e métaphore que je trouve très intéressante : le code est comme le corps humain. Il est constitué de cellules qui vont mourir et être remplacées tout au long de la vie du corps (applicatif). Le code a une durée de vie, il doit être mis à jour au fil de l’eau.

Mais surtout, il ne faut pas oublier le client. Trop souvent, les développeurs veulent faire « bien », mais la notion du « bien » est très différente suivant qui la définie.
Il faut donc comprendre le besoin (interagir avec le client), gérer les coûts et surtout rendre désirable l’applicatif (design, UI/UX, c’est à dire arrêter les UI staliniennes).
Même l’applicatif qui a le plus beau code au monde, si elle ne répond pas au besoin de l’utilisateur, elle ne servira à rien.
Bref, le développeur doit acquérir des compétences qui ne sont pas purement techniques.

Et le bon développeur ?
Il doit être curieux, à l’écoute, toujours vouloir faire mieux et surtout être fier d’être développeur (merci à Julie pour la transition !).

 

L’association

 

Durant ce petit interlude, il y a eut quelques mots sur l’association.
La table ronde a été filmée et sera mise à disposition sur le site, surtout pour les gens en régions, c’est à dire ~30% des membres.
Il y a aussi des activités à Bordeaux, la BDX IO, le 17 octobre (c’est donc très bientôt).

L’association se veut également être la passerelle entre développeurs. Entre TOUS les développeurs, c’est à dire ne pas donner dans la guerre de chapelle entre quel langage est le mien, quelle communauté à les plus grosses cou*****, etc.
J’ai eu comme commentaire que Fier d’Être Développeur, c’est par et pour Microsoft. Bullshit. Ceux qui s’arrêtent encore à ça ne sont pas venus voir.

Sur le site de l’association, il y aura aussi des nouvelles, avec une consolidations des futurs événements.

 

IBM

 

Il y a eu une très rapide intervention d’IBM.
Sur ce coup-là, j’ai pas été bon, j’ai pas noté le nom du gars ni le nom du nouveau truc d’IBM sur le Cloud…
A vu de nez (ou d’oreilles, dans le cas présent), ça devrait être IBM Bluemix General Availability!, et sa page d’info IBM Bluemix

 

Démo!

 

 

Embarcadero

Le premier a faire une démo est Thierry Laborde pour Embarcadero.

L’outil présenté est un environnement de développement intégré pour Delphi (qui n’est donc pas mort, avec 12 millions de développeurs !).
Dans sa version XE7, l’outil est capable de générer du code natif pour Android, OSX, iOS, Win32 et Win64.
Il est possible de générer des écrans maîtres puis de faire rapidement leurs déclinaisons par plateforme en ayant le look and feel de la plateforme en question. Ça à l’air assez simple sur le papier. Les écrans ont l’air d’être réalisé assez rapidement avec beaucoup d’aide à la productivité (positionnement des composants, icônes natives, binding très facile entre source et composant…).

 

Salesforce

Le second est Hervé Maleville pour Salesforce.

Connu pour son CRM de force de ventes et relatiosn clients, Salesforce a aussi une approche PaaS. Ils ont un magasin d’applications appexchange.
Le plus surprenant reste que tous leurs clients tapent sur la même base de données, sur un seul et unique environnement. Il leur est possible de pousser des mises à jour sur cet environnement de façon transparente pour les utilisateurs (qui ne sont même pas délogués), ça laisse rêveur !
Les dits-clients ont la possibilité d’avoir des applicatifs spécifiques, d’utiliser les API mises à disposition, d’utilise Force.com, de gérer facilement la mobilité, de publier des trucs sur Heroku (Heroku sur Wikipédia ou le site offciel d’Heroku en Ruby, Java, NodeJs ou PHP), de voir en live l’état des services, d’utiliser le langage APEX pour créer des applicatifs dans le Cloud (Java-style avec du Linq-style), mais aussi d’utiliser les SDK pour iOS et Android, d’utiliser les packs wearable pour Android Wear, Samsung Gear 2, Myo… et enfin de créer des applicatifs pour le Cloud avec Eclipse (Salesforce Developers).

Autant dire que, même si je savais ça puissant, je reste assez impressionné par le truc !

 

Microsoft

Ensuite vient Benjamin Guinebertière pour Microsoft.

Cette démonstration est entièrement orientée vers Azure et a présenté l’utilisation de différents langages pour faire un…Hello World!
La contrainte était principalement de nous montrer (voir d’éditer) le code directement depuis le navigateur et d’en voir les effets en live.
Déjà, surprise (pour moi, j’ai jamais utilisé Azure), il y a une invite de commande (comme la bonne vieille cmd.exe) directement dans le navigateur.
Là, Benjamin a voulu se connecter en SSH vers la VM Linux pour faire du Bash et Ruby. Bon, manque de chance, le SSH passait pas…
La console a ensuite été utilisée pour faire un « Hello World! » (sur cmd.exe, donc).
Le suivant est C# depuis GIT, dans Visual Studio Online, avec du MVC dedans.
F# fait bonne figure également.
Java est aussi de la partie, avec un bon pattern des familles pour rendre le tout compliqué comme du Java (#troll).
PHP est également représenté, avec un phpinfo() pour la forme.
Vient ensuite Powershell avec sa propre console native dans le navigateur.
Python est utilisé avec IPython.
Enfin, le dernier est R avec du machine learning dedans.

La démo fut assez drôle (du fait des exemples bien complexes à souhait, parfois).

 

Xamarin

La quatrième démo est plutôt une présentation par Zaak Chalal pour Xamarin.

Xamarin vit donc sur l’écosystème .Net en l’étendant. On développer donc en C# et c’est Xamarin qui va permettre de générer du code natif pour Windows Phone (facile), Android et iOS.
Ainsi, on a un shared backend en C# et des interfaces graphiques plus spécifiques pour les plateformes cibles.
Si Xamarin supporte toujours les dernières versions des différentes plateformes, il est aussi possible de pluger des librairies tierces et de créer du code pour les binder sur Xamarin.
Dans la V1, Xamarin embarquait tout son Framework, ce qui pouvait faire des applications assez lourdes.
Pour la V2, seuls les éléments utiles sont embarqués, réduisant le poids des applications.
Pour la V3, il y a les Xamarin Form, des formulaires en C#/XAML avec designer qui vont être adaptée par Xamarin pour faire les écrans dans les plateformes cibles.
Il y a aussi les Xamarin Tools, avec Xamarin Studio (Win & Mac), mais aussi et surtout Xamarin Test Cloud.
Xamarin Test Cloud, c’est une ferme de 300 devices physiques accessibles dans le Cloud, c’est à dire qu’on peut pousser une application dans les devices, pilotes les applicatifs depuis du code (des tests) et d’avoir un rapport. Ça à l’air méga-violent d’utilité !

 

Enseignement du code à l’école

 

Aline Paponaud nous parle de son expérience mais aussi de ce qui se fait en dehors de la communauté des développeurs pour…apprendre à développer…
De plus en plus, les enfants sont « connectés » (ou digital native, c’est selon).
Partant de ce constat, le but est qu’ils deviennent acteur plutôt que consommateur.
Sont donc cités plusieurs éléments et initiatives :

Dans le dernier cas, c’est majoritairement des femmes et surtout des NON développeuses qui se bougent le derrière. Sachant que les développeurs sont majoritairement masculins, cherchez l’erreur… (trop nombrilistes, les dev ?)

Pour ce qui est de l’enseignement pur, les outiles sont aussi là , comme Scratch, Kids Ruby, Nao, L’heure de Code, Codecademy, Programatoo

 

Duchess

 

Enfin, Amira Lakhal présentait Duchess France, un groupe destiné à mettre en avant les femmes dans l’IT en mettant en avant des « rôles modèles ».
D’abord orientée Java, le groupe s’est étendu à tous les langages (alors pourquoi pas l’association Fier d’Être Développeur ?).
Le but est de faire des conférences, ateliers (Hand’s On), afterworks…
Le site est nettement plus complet que ce que je pourrait dire, donc il est visible ici : Duchess France.

 

Conclusion

 

Ce fut un événement assez riche est très intéressant sous bien des aspects.
Ça valait vraiment le coup d’être venu.

J’ai sans doute oublié de mentionné des trucs, mais là, j’avoue qu’il est 00h35, donc je manque de courage (et ma playlist Corvus Corax touche à sa fin) !
J’ai donc 2374 mots, je pense que c’est assez !😛

  1. Aucun commentaire pour l’instant.
  1. 23/10/2014 à 13:26

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