Accueil > .Net, Evènements, Humeur, TechDays > TechDays 2012 – Fier d’être développeur

TechDays 2012 – Fier d’être développeur

Un petit dernier truc sur les TechDays (enfin, jusqu’au prochain ^^).

Dès le premier jour, Microsoft a réaffirmé son amour pour les développeurs. Mais non content de l’affirmer, cela a également été prouvé.

Sans  aller jusqu’à dire que l’année 2012 sera l’année des développeurs (j’aimerais bien ^^), il est à noter la création du mouvement « Fier d’être développeur » !

C’est beaucoup trop vrai (et la formation que j’ai reçue est dans cette ligne), le développeur, en France, est plutôt vu comme un pisseur de code par les entreprises… C’est un boulot pour jeune diplômé qui sort de son école pour qu’il prenne de l’expérience et qu’il devienne chef de projet, expert ou autre.

Mais ce qui est très con, c’est que c’est les développeurs qui font. Il y a beau avoir des gens qui décident en haut lieu (des fois, ils devraient éviter ou consulter la « plèbe ») et des MOA (qui utilisent souvent un langage cabalistique plutôt que d’utiliser un langage compréhensible, on pourrait comprendre que certaines servent à rien), mais au final, l’application repose surtout et avant tout sur les développeurs.

Un bon développeur peut gérer un projet seul, sans chef de projet.
Un bon développeur peut se passer de MOA et recueillir le  besoin directement auprès du client.
Un bon développeur peut aussi déployer ses applications.
Un bon développeur sait rédiger de la documentation (de la vraie, de la doc utile et pas du vent).

En somme, si les entreprises françaises avaient une meilleure gestion de leurs développeurs, pour qu’ils ne soient pas juste des ressources interchangeables, on aurait tous beaucoup à y gagner.

Alors oui, je suis développeur, j’aime ça, je veux que ça reste mon métier.
Et accessoirement, je trouve con qu’on puisse recruter un dev sur sa tenue plutôt que pour ses compétences…(ou pour le physique de sa commerciale………)

/Fier d’être dev.

Catégories :.Net, Evènements, Humeur, TechDays
  1. 20/02/2012 à 09:58

    Je nuance un peu le propos, étant à la fois développeur et CdP suivant les projets :

    « Un bon développeur peut gérer un projet seul, sans chef de projet. »
    Sans Chef de Projet, ça veut aussi dire sans filtre par rapport au monde extérieur car souvent le CdP est là pour encaisser les contraintes et les évolutions et/ou les temporiser. Donc un développeur sans CdP ne gère pas vraiment son projet seul, non. Au contraire, il se retrouve assailli rapidement de questions et se retrouve à devoir gérer le projet au lieu d’y consacrer son savoir-faire.

    « Un bon développeur peut se passer de MOA et recueillir le besoin directement auprès du client. »
    Cf. le point précédent, le développeur se retrouve aussi à expliquer au client ce qu’il est possible et impossible de faire, il se fait interrompre régulièrement par des demandes d’évolutions ou de statuts sur l’avancement du projet. Et tout ça lui prend du temps qu’il ne passe pas à réfléchir sur l’application.

    « Un bon développeur peut aussi déployer ses applications. »
    Et s’ils sont plus de 5, ça devient ingérable, d’autant que certains sont sûrs d’eux, déploient, et se barrent. Si tu veux une intégration continue de qualité, il faut soit se reposer sur des outils vraiment excellents et adaptés (comme Capistrano pour GitHub), soit sur une équipe qui reçoit les demandes et gère les déploiements.

    « Un bon développeur sait rédiger de la documentation (de la vraie, de la doc utile et pas du vent). »
    Hum. On en reparlera de celle-là😀

    • 20/02/2012 à 11:54

      Et là, finesse ultime, j’ai dis « peut », je ne me suis pas prononcé sur la pertinence🙂

      Je suis bien d’accord, le CdP est là pour se prendre les coups, pour faire filtre, pour « ne pas exposer le développeur au monde hostile de la politique en entreprise ».
      Même chose pour ce qui est de déployer. Un développeur qui sait aura une meilleure idée de ce qui doit être fait et donc des contraintes.
      Le développeur qui sait faire tout ça aura une vision plus globale et pourra faire des propositions pertinentes.
      C’est peut-être bien de coder pour la beauté de l’art, mais ce n’est pas forcément ce qui est demandé (l’histoire de délai, coûts, toussa toussa, que le dev peine parfois à comprendre).
      Et dans le même temps, si un CdP est submergé de demandes, c’est pas plus utile pour le projet (comme un CdP qui ne communique pas assez, d’ailleurs).
      Le but de tout ça, c’est que le développeur ne soit pas un « pisseur de code », mais qu’il ai une valeur ajoutée plus importante (et ça, c’est mieux pour tout le monde).

      Pour le MOA…honnêtement, j’ai travaillé sur un projet où j’étais en contact direct avec le client, sans aucun MOA.
      J’étais peut-être dérangé assez souvent, mais en tout cas, le client a été super content de l’application finale. Tout simplement, le client m’expliquait en direct son besoin. Donc, j’ai compris, donc j’ai fais une application qui lui convenait. C’est le développeur qui fait, au final. Donc s’il ne comprend pas, l’application finale ne sera pas celle escomptée.
      Plus il y a des filtres, plus il y a de risques d’avoir des delta assez dommageables entre ce qui était voulu et ce qui est fait.

      Et pour la doc…c’est souvent non fait. Voir ni fait ni à faire…
      Il y a parfois des obligations de doc (je pense à des docs pour les certifications CMMI etc. où la forme est plus importante que le fond).
      Mais la première documentation, c’est le code. Ecrire du code lisible et commenté, c’est un premier pas.
      Ecrire un document sur le comment utiliser les composants, expliquer les choix techniques et le reste à faire, c’est la base, à mon sens.
      J’avais un CdP qui disait : « Ecris du code comme si le gars qui va te remplacer était un dangereux psychopathe qui connait ton adresse ». C’est une bonne chose à garder en mémoire😀

      D’un autre coté, dans un monde meilleur, les projets seraient gérés par une volonté pragmatique et non pas par de la politique ou de la finance à court terme🙂

      • 20/02/2012 à 11:59

        +1 avec ce que tu écris, j’ai vécu les mêmes situations et c’est pour ça que j’aime bosser chez Clever-Age : cette capacité à prendre parfois des projets à bras le corps et à les porter sans 12 intermédiaires. Ceci étant, ce n’est possible que dans un certain type d’organisation, et ce n’est clairement pas le cas le plus courant. Donc attention à ce que nous, développeurs, ne prenions pas trop la grosse tête : l’entreprise a besoin de tout le monde et surtout, de ce que chacun sait faire de mieux.

        « dans un monde meilleur, les projets seraient gérés par une volonté pragmatique et non pas par de la politique ou de la finance à court terme  »
        Et les développeurs se nourriraient de code et de café. A mince, c’est déjà le cas.

      • 20/02/2012 à 16:35

        Je suis d’accord, il ne faut qu’aucun des acteurs ne prennent la grosse tête. Mais si chacun avait la visibilité sur l’ensemble, ça pourrait arrondir pas mal d’angles (on comprend mieux les choses une fois qu’on y a été confronté).

        Après, clairement, dans certaine organisation, ce n’est pas possible.
        Mais il y en a qui prenne visiblement plaisir à maximiser la complexité des organisations afin de caser le maximum de personnes (et de chefs) possibles……….

  1. No trackbacks yet.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :